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OCRE FERREUX

 

Le Groupe CEBQC ne vous contera pas d’histoire avec des solutions loufoques ou non éprouvées qui coûtent une fortune en vous engageant sur plusieurs années avec des investissements récurrents. Nous analyserons l’ensemble de la situation et établirons une méthode corrective selon vos attentes. Dans le cas d’une maison neuve encore sous garantie ou non, la méthode corrective permanente est souvent contraignante et extrêmement dispendieuse. Nous prendrons le temps de vous expliquer en quoi la solution consiste après analyse de la situation.

Les dépôts d’ocre, une importante problématique

Depuis les années 1980, le drainage a connu un véritable essor au Québec. Les raisons de cet essor dans le domaine résidentiel sont surtout liées à la construction d’habitations en zone inondable et au désir des propriétaires d’aménager leur sous-sol. Au même moment, le drainage des terres agricoles est devenu indispensable en raison de l’intensification de l’agriculture, de l’augmentation du poids de la machinerie et des changements climatiques qui ont contribué à modifier le profil des sols.

La formation d’un dépôt d’ocre dans une conduite est un grave problème pour l’efficacité du drainage. Non seulement le dépôt obstrue le drain, mais il colmate également le remblai autour du drain, ce qui empêche éventuellement l’eau d’être évacuée. Cette obstruction des drains cause des dommages majeurs aux résidences, notamment des inondations dans les sous-sols et l’apparition de moisissures dues à l’inondation ou à l’humidité qu’elle a créée. À ce jour, il n’existe aucun moyen permettant de contrôler à long terme les dépôts d’ocre ayant un potentiel élevé de colmatage. On sait que certains types de bactéries, dites « ferrugineuses », sont impliqués dans la formation de ces dépôts. Les solutions pour remédier au problème devront donc modifier l’équilibre physico-chimique du sol afin de nuire au développement de ces bactéries, mais sans mettre en péril la qualité de l’eau de la nappe phréatique ou sans altérer les conditions propices aux cultures agricoles. 

Comment se forme un dépôt d’ocre?

Un dépôt d’ocre est un dépôt orangé d’hydroxyde ou d’oxyde de fer. Il est constitué essentiellement d’eau, de fer et de matière organique. Le processus de colmatage des drains se déroule en trois étapes principales : la réduction, la migration et la précipitation du fer.

1) La réduction du fer : Dans le sol, le fer est retrouvé principalement sous deux formes, ferrique (Fe3+) et ferreux (Fe2+). Lorsqu’il se retrouve sous sa forme ferrique, le fer précipite à un pH d’environ 4, c’est pourquoi, sous cette forme il est rarement dissous dans l’eau. Dans les sols saturés en eau et dépourvus d’oxygène, les micro organismes extraient l’oxygène des éléments du sol comme l’oxyde de fer ce qui entraîne la réduction de celui-ci en fer ferreux soluble.

2) La migration du fer : Ce fer soluble est acheminé par la nappe phréatique vers les drains de fondation des résidences. Il est souvent transporté sous forme de complexe incluant de la matière organique.

3) La précipitation du fer : Une fois dans le drain, au contact de l’oxygène présent, le fer ferreux peut être oxydé chimiquement ou par des microorganismes en fer ferrique. Les ions ferriques peu solubles précipitent alors sous forme d’oxydes et d’hydroxydes provoquant les dépôts d’ocre.

Quel sont les moyens d’action pour pré- venir, limiter ou éliminer ces dépôts?

Plusieurs moyens de prévention et de contrôle ont été envisagés et essayés jusqu’à maintenant pour empêcher l’apparition ou l’accumulation de dépôts d’ocre dans les drains de fondation. Ces solutions impliquent toujours une modification de l’environnement physico-chimique. Certaines ont pour but de provoquer la formation des dépôts, avant que ceux-ci ne puissent atteindre les cana- lisations; d’autres, de retarder la formation des dépôts. Ces moyens sont efficaces à court ou moyen terme et doivent donc être recommen- cés périodiquement. La fréquence peut être très variable selon les cas, allant de six mois à cinq ans. Il n’existe pour l’instant aucun moyen à long terme permettant de contrôler efficacement les dépôts d’ocre ayant un potentiel élevé de colmatage.

Les différents moyens d’action développés jusqu’à maintenant peuvent être classés en deux catégories : les moyens de prévention et ceux dits « curatifs » qui comprennent des techniques mécaniques et chimiques.

Pour la prévention, tout ce qui permet de réduire la quantité d’oxygène dans le drain est efficace. L’utilisation d’un embout en Y à la sortie du drain dans le bassin de captation est entre autres à préconiser. Une branche du Y se situe dans l’eau et l’autre en ligne droite qui donne accès au drain est fermée. Ce moyen permet de réduire et de contrôler le taux d’oxygénation du Fe2+ et donc de diminuer la vitesse de formation du dépôt d’ocre.

Un autre moyen de prévenir la formation d’ocre est d’installer les canalisations avec une forte pente de façon à augmenter la vitesse d’écoulement de l’eau. En effet, l’augmentation du débit empêche l’accumulation de dépôts et réduit la croissance bactérienne.

Quant aux moyens curatifs, il y a tout d’abord, le nettoyage mécanique. Ce type de nettoyage implique le passage d’un jonc, d’un furet ou d’une brosse rotative à l’intérieur du drain. Par frottement, les dépôts d’ocre sont décollés de la paroi intérieure et s’évacuent par l’exutoire si la pente est suffisante. Ce type de nettoyage ne convient pas aux dépôts consolidés et ne libère pas les orifices.

L’utilisation de furets hydrauliques qui envoient des jets d’eau à basse ou haute pression (10 à 150 bars) permet un nettoyage complet et est efficace pour débloquer les orifices du drain. L’eau chaude (au moins 54 °C) a démontré une excellente efficacité pour arrêter la croissance des bactéries ferrugineuses et nettoyer entièrement les drains. L’eau chaude a même démontré une bonne efficacité dans les cas où l’utilisation de chlore ou d’acide a échoué. La vapeur d’eau bouillante est également tout aussi efficace. Cependant, ce type de nettoyage est coûteux, ne dure pas longtemps, en plus d’être inadapté au réseau de drainage agricole.

 

Référence INRSciences : L’ocre de fer : vraiment pas une bonne affaire! par Sonia Desjardins

 

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